Partir seul en voyage de danse : bonne ou mauvaise idée ?

 

Bonne idée, et c'est même le cas le plus fréquent : 90 % des personnes qui nous écrivent voyagent seules. Dans un voyage de danse, partir seul ne veut pas dire arriver seul, parce que la danse fabrique des liens plus vite que n'importe quelle activité de groupe.

Cela dit, les craintes qui retiennent sont réelles et méritent mieux qu'une phrase rassurante. Les voici, et ce que le format y répond.

 

« Je vais me retrouver seul le soir »

C'est la crainte la plus souvent formulée, et c'est celle qui se dissout le plus vite.

Un voyage de danse n'a pas la structure d'un voyage classique. Vous ne partagez pas un autocar et des visites : vous partagez une heure de danse par jour, puis une piste le soir. Le groupe se forme autour de ça, sans que personne ait à faire l'effort d'aller vers les autres. Danser avec quelqu'un vingt minutes crée une familiarité qu'une semaine de dîners à la même table ne produit pas.

Sur nos départs en groupe, huit participants au maximum. C'est assez pour avoir le choix, assez peu pour que tout le monde se connaisse au bout de deux jours. Et une discussion privée s'ouvre sur la page du voyage avant le départ : vous savez qui sera là avant d'embarquer.

 

« Je n'ai pas de partenaire de danse »

C'est la crainte la plus spécifique au voyage de danse, et c'est celle qui a la réponse la plus simple : en formule groupe, chaque participant a un danseur ou une danseuse dominicaine attitré pendant tout le séjour. Choisi avant votre départ, et dont vous connaissez le prénom avant d'embarquer.

Concrètement, ça veut dire que vous ne passez pas vos heures de cours à attendre votre tour sur le côté pendant que les couples déjà formés travaillent. Vous dansez tout le temps, avec quelqu'un dont c'est le métier de s'adapter à ce que vous proposez.

Et en soirée, la question ne se pose pas non plus. Dans ces pays, on invite et on est invité, ce n'est pas un engagement, c'est un morceau. Apprendre la bachata suppose de danser avec beaucoup de gens différents, et c'est justement ce qui manque quand on vient toujours à deux.

 

« Je vais être le plus mauvais du groupe »

Peut-être que cette phrase-là vous est déjà passée par la tête. Elle revient dans presque toutes les conversations que nous avons avec de futurs voyageurs, et elle vient presque toujours de quelqu'un qui danse déjà mieux qu'il ne le croit.

Les chiffres disent autre chose : un quart des personnes qui nous contactent n'ont jamais pris un cours de danse. Les groupes mélangent les niveaux, et comme le professeur travaille avec huit personnes au maximum, il part du niveau réel de chacun plutôt que d'un programme figé.

Il n'y a pas un groupe fort et un groupe faible. Il y a huit personnes, et un professeur qui les voit toutes.

 

« Et la sécurité, surtout pour une femme seule ? »

Question légitime, et elle appelle une réponse précise plutôt qu'une généralité.

À Las Terrenas, on se promène seul à toute heure, y compris tard le soir. C'est une petite ville où aucun bâtiment ne dépasse trois étages, encore peu touristique, où l'on se déplace à pied. Nous l'avons décrite en détail dans la bachata à Las Terrenas. Les vingt-quatre heures d'ouverture à Saint-Domingue se passent dans la zone coloniale, le quartier historique, très fréquenté.

Les hébergements sont choisis à quelques minutes à pied des lieux où l'on danse, précisément pour ne pas avoir à rentrer en voiture à deux heures du matin. Et un contact francophone est joignable sur place du premier au dernier jour.

 

« Une chambre pour moi seul, ça va coûter le double »

C'est l'objection la plus concrète des quatre, et la plus facile à lever : la chambre individuelle est incluse, sans supplément.

Le supplément single est une habitude du voyage organisé qui fait payer au voyageur solo le fait de ne pas être deux. Nous ne l'appliquons pas, parce que neuf personnes sur dix nous écrivent en partant seules et qu'il serait absurde de faire payer la règle à ceux qui la constituent.

Vous avez donc de la compagnie quand vous en voulez, et un endroit à vous quand vous n'en voulez plus. Dans un séjour où l'on danse tous les jours et où les soirées finissent tard, ce deuxième point compte plus qu'on ne l'imagine en partant.

 

Le premier cours, quand on est venu sans personne

Le cours a lieu dans un petit salon de danse du centre de Las Terrenas. Votre danseur ou votre danseuse est là, dont vous connaissez le prénom depuis des semaines sans lui avoir jamais parlé.

Personne ne vous demande votre niveau. Personne ne vous fait remplir de fiche. La musique part, on vous tend la main, et vous dansez. Pas pour être évalué : pour que le professeur voie comment construire votre semaine, et où il faudra vous pousser un peu.

C'est en général à ce moment-là que la question du partenaire cesse de se poser. Pas parce qu'on vous a rassuré, mais parce que vous êtes déjà en train de danser.

 

Ce que partir seul apporte, et qu'on ne dit jamais

Jusqu'ici nous avons répondu à des craintes. Il reste l'autre moitié : partir seul n'est pas seulement sans inconvénient, c'est un avantage.

Quand vous venez à deux, vous dansez beaucoup ensemble. C'est naturel, c'est confortable, et c'est exactement ce qui ralentit la progression. Vous retrouvez vos habitudes, vos repères, les figures que vous savez faire ensemble.

Seul, vous n'avez pas ce refuge. Vous dansez avec le professeur, avec votre danseur attitré, avec les autres participants, avec des inconnus le soir. Chacun mène ou suit autrement, et c'est en vous adaptant à tous ces corps différents que vous arrêtez de danser une chorégraphie pour commencer à danser avec quelqu'un.

C'est d'ailleurs ce que nous disons aux couples qui partent avec nous : dansez ensemble quand vous en avez envie, et avec les autres le reste du temps.

 

Partir seul, est-ce différent selon les formules ?

Oui, et c'est la question à se poser avant de choisir.

La formule en petit groupe convient à ceux qui veulent de la compagnie sans avoir à la provoquer : huit participants, un danseur attitré chacun, des cours et des soirées qui créent le lien d'eux-mêmes.

La formule en cours particuliers, seul ou à deux, convient à ceux qui veulent avancer à leur rythme, sans groupe. Dix jours, une dizaine d'heures de cours particuliers réparties avec des jours de pause, et deux soirées accompagnées par un professeur. On y est plus libre, et plus seul.

Le détail des deux formats figure sur notre voyage bachata à Las Terrenas, et le déroulé complet d'un stage répond à la plupart des questions pratiques.

 

Questions fréquentes

 

Faut-il savoir danser pour partir seul ?

Non. Un quart des personnes qui nous écrivent n'ont jamais dansé. Et il est plus facile de commencer seul que de commencer à deux, parce que personne ne vous attend à un niveau.

 

Quel âge ont les autres participants ?

Les groupes sont très mélangés. C'est une question qui disparaît dès le premier soir, parce qu'on ne danse pas avec un âge.

 

Faut-il parler espagnol ?

Non. Un contact francophone vous accompagne sur place, et la danse se passe de vocabulaire. Quelques mots suffisent, et ils s'apprennent vite.

 

Peut-on rester en retrait si on n'a pas envie de sortir un soir ?

Oui. Les sorties dansantes ne sont pas un programme imposé. Vous y allez quand vous voulez, et la chambre individuelle existe aussi pour les soirs où vous préférez ne pas.

 

Combien de temps avant de pouvoir danser en soirée ?

Moins longtemps que vous ne le pensez. Christophe, qui a fondé l'agence, est sorti danser à son troisième cours de bachata. Nous avons détaillé les paliers dans combien de temps faut-il pour apprendre la bachata.

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